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La science fut longtemps considéreé comme une source de sagesse et de bienfaits. En déchiffrant les mystères de la nature, elle libérait l'esprit humain de l'obscurantisme. En inspirant la technique, elle permettait de produire en abondance des biens pour le plus grand nombre. Investir dans la recherche scientifique promettait un avenir radieux. Cette croyance continue d'inspirer de nombreuses décisions politiques. Une série de catastrophes techniques, dont le prototype fut Tchernobyl, ont cependant ébranlé cette foi naïve. Par réaction, les mouvements politiques écologistes ont obtenu un succès fondé sur le refus de la technique et sur la nostalgie d'une nature restaurée dans son état primitif. Il paraît dès lors nécessaire de doter la recherche d'une éthique, pour éviter que ses excès la discréditent davantage. Mais cette exigence radicalement neuve pose un problème insoluble: sur quoi faut-il fonder cette éthique? La science, qui fut longtemps considérée comme un bien indiscutable, peut-elle être limitée par des contraintes, voire interdite? En fait, il s'agit d'un malentendu très courant dans l'opinion publique. La science n'est pas en cause, mais la technique qui en est souvent l'application irrésistible. Il y aurait lieu de compléter le Décalogue par un onzième commandement: «Tu laisseras la Terre à tes enfants dans l'état où tu l'as reçue de tes parents».
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Tout public.
Introduction - Quelles limites au droit de savoir? - Les trois silences de la science - Les incertitudes de la philosophie - Le malentendu entre la science et la foi - Le problème en amont: l'expérimentation - Les embarras de l'éthique industrielle - Application au génie génétique - Le onzième commandement - Sites de comités nationaux d'éthique - Bibliographie.
"Cet ouvrage propose une excellente analyse des questions éthiques engendrées par les technologies nées des progrès de la science."
Tracés 02 / 2006
"Que nous dit l’ouvrage très sobre de Jacques Neirynck ? Plus proche de l’essai littéraire que du travail du philosophe, cet ouvrage apporte quelques mises au point, souvent nettes et distinctes. "
La Revue Générale - No 1 / 2006
"L’identité proclamée par le titre relève presque de la provocation. Dans ce petit ouvrage, l’auteur réalise le tour de force d’interroger sur les rapports entre la science et l’éthique avec un remarquable sens de la pédagogie et sans jamais sacrifier à une vulgarisation excessive."
Pour la Science / Mai 2006
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