Dans une véritable fresque historique et culturelle de l'habitat, l'auteur démontre à l'aide d'exemples de trois types d'urbanisation de quelle manière la séparation progressive entre habitat et lieux de travail a forgé un univers domestique et, complémentairement, a assigné un rôle à la femme: celui de mère et ménagère. Ce regard féminin sur la constitution de la sphère privée part du constat que l'architecture domestique reproduit un modèle d'habitat aujourd'hui périmé.
Les évidences culturelles, les conventions dominantes de la pratique archi-tecturale ne résistent définitivement pas à l'analyse historique.