La résolution d'une image est le nombre d'informations numérisées affectées à une surface donnée.
La publication assistée par ordinateur connait deux sortes de documents :
• Les fichiers vectoriels,
composés d'une description Postscript de surfaces, de traits, d'angles, de courbes comme éléments géométriques.
• Les fichiers bitmaps,
dont l'unité est le pixel (PictureElement). Le pixel est un carré contenant la description élémentaire, codé en 8 bits
pour chacun des quatre canaux CMYB, d'une parcelle de l'image.
On reconnaît un document bitmap, premièrement, par sa taille. Un bitmap pèse beaucoup plus lourd qu'un fichier vectoriel.
Une image au format A4 pèse environ 30 à 40 Mo, un fichier vectoriel reproduit au même format peut ne peser que 100 ou 200 Ko !
On le reconnaît ensuite par sa décomposition en pixels, qu'on décèle très facilement en zoomant au maximum sur un détail
de l'image.
Le nombre de pixels d'un fichier bitmap est fixe, quelque soit l'agrandissement ou la réduction qu'on lui fait subir.
Cette fréquence des pixels est ce que l'on nomme RÉSOLUTION. On la détermine le plus souvent par rapport au pouce anglo-saxon.
Suivant l'usage auquel on destine l'image, on déterminera à fortiori la résolution à la quelle l'image sera numérisée.
Une image destinée à un affichage écran (documentation en ligne, sites Web, multimédia...) aura une résolution de 72 dpi
(dots per inche / points par pouce). Il est inutile de conserver une résolution supérieure: le document n'en sera que
plus lourd et plus long à afficher, et le moniteur ne pourra pas restituer plus d'informations que peut en traiter l'écran.
Une image destinée au flashage et à l'impression est traditionnellement numérisée à 300 dpi. La règle n'est pas inviolable!
Mais à cette résolution, vous vous assurez d'une qualité standard de reproductibilité. Notons à cette occasion qu'une image
de même dimension à 300 dpi occupera un espace disque 16 fois plus élevé que cette image à 72 DPI !

Exemple d'une image identique en haute et basse résolution
L'apparence caractéristique d'une résolution insuffisante est évidente. Les pixels deviennent perceptibles, découpant le
sujet en une suite de petits carrés qui annihilent l'impression de netteté. Cette perception est bien entendu subjective.
Sur le moniteur, l'image en 72 DPI semble tout à fait lisible, détaillée et contrastée. Même l'image en basse résolution
pourra retrouver un aspect cohérent pour peu qu'on s'éloigne seulement d'un mètre de l'écran. Imprimés, ces deux exemples
deviendront inexploitable.

Pourquoi imposer une résolution de 300 DPI pour l'image imprimée ?
Parce qu'une règle stupide (qui, comme toute règle stupide, est bien pratique à mémoriser et rend finalement bien des services)
exige que l'on numérise à une résolution double de la linéature d'impression. La majorité des imprimés sont traités en
linéature 150 lpi (lignes par inch), CQFD... Pourrait-on numériser en 200 DPI, ou 400 DPI ? C'est tout à fait le cas pour des travaux
courants, comme dans la presse quotidienne, où on emploie des résolutions plus basses. Pour les travaux de luxe, ou techniques,
il n'est pas rare de pousser la résolution à 360, voire 400 DPI. La différence est-elle perceptible? Oui! Et Non! A 200 DPI,
heureusement, on ne voit pas les horribles échelles de pixels. A 400 DPI, la richesse du détail, mis en valeur conjointement
à une linéature appropriée et un support d'impression de qualité, donne un sentiment de "piqué" et de définition qu'on ne
pourrait retrouver à une résolution inférieure. Dernière précision: on peut facilement rééchantillonner une image dans une
application de retouche, c'est-à-dire créer des pixels par interpolation logicielle. Il ne faut pas en escompter des miracles.
Une image en 100 DPI rééchantillonée en 300 DPI semblera plus douce, moins déchirée par l'effet d'échelle. En aucun cas,
on ne saurait y retrouver une définition qui n'existait pas à l'origine. Ce procédé peut tout juste être considéré comme
un pis-aller (les pis-aller sont parfois précieux).

Choix d'un logiciel
Il existe de nombreux logiciels pour travailler l'image. Un des plus connus est
Adobe Photoshop®. Une fois
l'image au bon format et à la bonne résolution, il faut l'enregistrer de préférence dans un
des formats suivants:
*.tif, *.jpg (pour l'enregistrement en *.jpg, utiliser la
compression minimale = meilleure qualité)

Sauvegarder et nommer les fichiers
Il est très important de respecter les points suivants:
- Enregistrer chaque image de façon individuelle (1 image = 1 fichier)
- Imprimer une sortie papier de contrôle à joindre aux fichiers.
- Nommer vos fichiers de façon précise en utilisant le numéro de chapitre et le numéro
de figure (I3_12.tif).
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